La La Land, on aurait voulu pouvoir en dire du mal (pour changer un peu)

Bon, je l’avoue, j’espérais (un peu) ne pas aimer ce film.

Déjà, parce que je ne suis pas franchement adepte du genre (mis à part Les « Miz », mais version 2012, c’est dire).

Et puis, par pur esprit de contradiction. Parce que Gosling et Stone, qui jouent les amoureux transis, qui chantent, dansent et partent à la conquête de leurs rêves respectifs, a priori, ça sent le « film de gonzesses ».

Mais, c’était sans compter l’ambitieux Damien Chazelle, ce génie!

Dès la scène d’ouverture, il réalise un véritable tour de force, en plein cœur d’un embouteillage sur autoroute: on en prend plein la vue (et on se retient d’applaudir de justesse!).

Le ton est donné, maîtrisant parfaitement son sujet, Chazelle nous offre une grande comédie musicale, qui dépoussière subtilement les codes du genre, résolument et astucieusement ancrée dans le présent tout en rendant hommage aux grands classiques hollywoodiens. Il filme, sur un fond de jazz continu, et sur cinq saisons, la rencontre de deux individus passionnés tombant follement amoureux dans les rues de Los Angeles, dont il nous fait (re)découvrir les lieux les plus emblématiques.

La La Land convainc par son humour omniprésent, sa grâce, sa bande originale déjà culte, sa brillante (brillante!) mise en scène, son montage incroyablement soigné et son sublime final.

Déjà 7 Golden Globes (sur 7) et 14 nominations aux Oscars

Que dire de la performance de ses acteurs principaux, de la débauche de créativité de ses auteurs et compositeurs et de la prouesse technique des ses équipes si ce n’est qu’elles justifient amplement les précieuses récompenses déjà remportées (et bientôt au moins autant de statuettes dorées, si, si!).

Ce petit bijou est un conte intime des temps modernes dont l’universalité du propos, finalement, en fait une expérience qui nous accompagne un long moment encore après la séance de cinéma, que l’on quitte d’ailleurs en fredonnant « City of stars », bien décidé (alors) à s’essayer sans attendre à un cours de claquettes…

A voir (et revoir)!

– D’ap –

Copyright photos : La La Land

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