Passionné par la nature et une bonne condition physique ? Voici le job idéal pour vous!

La plus grosse erreur faite? D’être resté trop longtemps aux services d’employeurs souvent véreux. Et d’un côté, c’est peut-être une bonne chose car bon nombre m’ont dégoûté de mon métier et c’est ce qui m’a poussé à créer ma société où je peux travailler selon ma philosophie, mes valeurs et mes convictions. Et je suis bien plus heureux aujourd’hui.

On parle de plus en plus des problèmes environnementaux et nombreux sont ceux qui essaient au quotidien de faire des petits gestes pour polluer moins… Moi, par exemple, j’ai commencé à fabriquer mes produits d’entretien et ils sont vraiment efficaces (bon ok, j’ai reçu l’aide de ma maman 😉 )! Il y en a d’autres, comme Thomas, qui essaient de sauver tous les jours la nature qui nous entoure grâce à leur travail… Après des études en horticulture à Burenville (Liège), des cours du soir en « entrepreneur-paysagiste », Thomas est parti en France suivre une formation en bûcheronnage et élagage. Ce papa de 35 ans a pris le temps de se former pour vivre de sa passion et je peux vous certifier qu’il connaît son métier sur le bout des doigts! Rencontre avec un amoureux de la nature qui donne envie de prendre soin de celle-ci!

Ton job au quotidien?

L’entretien de notre patrimoine arboricole, que ce soit chez le particulier ou pour un domaine forestier avec des techniques de cordages similaires à de l’alpinisme. Mais je fais aussi tous travaux horticoles d’une réalisation à un entretien. Je prends soin des arbres et je fais en sorte qu’on ne les abatte pas pour rien…

Ce qui te plait le plus?

Tout (sauf évacuer les déchets verts ;)) bien que ramasser des branches toute la journée n’est pas ce que je préfère mais cela fait partie du métier. Ce qu’il me plait, c’est gérer l’adrénaline, le stress, le vertige et puis ce côté ludique et sportif, car croyez-moi , il faut avoir une bonne musculature et une très bonne condition physique. Et le côté ludique! Qui n’a jamais grimpé dans un arbre lors de sa jeunesse?

Tes plus belles expériences professionnelles?

Lorsque j’arrive pour faire un devis d’abattage qui se transforme en devis d’élagage (mais il faut une personne ouverte en face de soi)… je me dis que j’ai sauvé une petite partie de notre écosystème. Il y a aussi les chantiers sur lesquels tu arrives où tu ne connais personne et, quand tu le quittes, tu as le sentiment de faire partie de la famille! Des moments super chouettes et conviviaux partagés avec le client. Je fais vraiment des rencontres enrichissantes grâce à mon job!

Ton investissement de base?

Il faut compter +- 1.500 € pour le matériel de grimpe (cordes, harnais, poulies, mousquetons, e.p.i). Ensuite, cela varie énormément : il faut  un véhicule adapté, une remorque et un broyeur. En ce qui me concerne, je n’aime pas la frime donc c’est une camionnette et non un gros pick-up mais ça, c’est un choix de vie 😉

La plus grosse erreur faite?

D’être resté trop longtemps aux services d’employeurs souvent véreux. Et d’un côté, c’est peut-être une bonne chose car bon nombre m’ont dégoûté de mon métier et c’est ce qui m’a poussé à créer ma société où je peux travailler selon ma philosophie, mes valeurs et mes convictions. Et je suis bien plus heureux aujourd’hui.

Le plus cher?

L’investissement d’un broyeur. Cela varie de 10.000 à 50.000 € ! C’est un vrai plus dans le métier, cela permet de réduire fortement le volume des déchets et cela permet de faire de l’engrais.

Une anecdote?

Il y a quelques temps, je m’étais remis à la musculation intensive et suite à cela, j’avais pris pas mal de kilos de muscles. Les conséquences ? Une difficulté énorme lors de mes ascensions et de mes déplacements dans l’arbre. Je me souviens, en France, lors de ma formation, j’étais de loin le plus lourd au niveau du poids. Ce qui faisait rire mes camarades car avoir des gros bras est un handicap dans  la profession. Lorsque je grimpais, déplacer mes 87 kg pour 1,75 m c’était pas évident. Résultat des courses : régime drastique pour pouvoir continuer la formation (ce qui n’était vraiment pas facile pour un épicurien comme moi).

Si tu pouvais revenir en arrière, quels changements aurais-tu faits?

J’aurais fait plus d’études dans l’agronomie et j’aurais été plus vite dans ma carrière (j’ai été retardé par des problèmes de santé). Je me serais aussi investi davantage lorsque j’avais 20-25 ans, période ou l’amusement était prioritaire sur le travail.

Un conseil à un futur élagueur?

C’est un boulot qui, pour moi, doit se faire en tant qu’indépendant car souvent lorsque l’on travaille pour un employeur, on stagne et rares sont les perspectives de progression.
Et surtout, c’est un métier qui est rarement payé à sa juste valeur lorsque l’on est ouvrier.
Prendre soin de son corps, car c’est notre principal outil de travail … Dans ce métier, les contraintes physiques sont énormes. Bien se former, bien écouter, bien apprendre. Le plus gros challenge : ne pas penser au business, penser au végétal. On travaille sur des êtres vivants qui mangent énormément de pollution congénère et ça, il ne faut pas l’oublier!

Une personne que tu admires?

Mon grand-père parti beaucoup trop tôt. Je le considérais comme mon père et c’est lui qui a fait la première partie de mon éducation et qui m’a donné cette passion. Il était ingénieur agronome .

Ton plus gros défaut ?

M’énerver assez vite.

Ta plus grande qualité?

Être consciencieux

Un dicton?

« Faire monter la sève » (Oui, je sais, c’était prévisible 😉 )

Toi dans 5 ans?

Travailler avec 2-3 personnes max, qui comprennent ma passion, qui veulent travailler dans le même sens que moi et qui ne sont pas spécialement attirées par l’argent (car, honnêtement, il n’y en a pas des masses dans ce domaine à part pour les patrons!).

Comment faire appel à tes services?

Tel. 0497/78.14.16
By Maïté

 

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