Rédactrice en chef du Flair : Valérie Kinzounza

On a toutes en tête l’expérience cauchemardesque de la belle Anne Hathaway dans le « Diable s’habille en Prada » en tant qu’assistante de la tyrannique rédactrice en chef d’un prestigieux magazine de mode, Meryl Streep?

Mwouais, moi aussi, j’en ai des frissons… Mais si je vous disais que la réalité est bien différente? Que toutes les rédactrices en chef ne sont pas aussi effrayantes (pas physiquement hein, sa garde-robe je la veux bien)? J’ai eu le plaisir de rencontrer Valérie Kinzounza, rédactrice en chef du Flair… En une phrase : la classe de Meryl Streep avec la sympathie d’Anne Hathaway… oui, oui, une belle personne 🙂 Le type de femme qui, non seulement te donne envie de te bouger encore plus, mais qui te transmet sa passion en moins d’une heure.

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@Martin Godfroid

Comment devient-on rédactrice en chef d’un magazine comme Flair?
Après des études de journalisme à l’Ulb, j’ai d’abord travaillé dans la communication d’entreprise. En fait, j’avais eu une offre d’emploi d’un journal populaire que je trouvais trop peu qualitatif à mon goût. Il faut dire qu’en sortant de l’université, j’avais une vision du monde du travail assez “ carrée” et comme  j’avais beaucoup de principes, je préférais faire un job alimentaire que travailler dans un type de presse que je ne cautionnais pas et où ma belle vision du métier aurait été mise à mal. J’étais très idéaliste! J’ai toujours beaucoup fonctionné par passion et en suivant les projets qui me tiennent à cœur. Je me suis aussi occupée de la communication dans un organisme social qui s’occupe de réinsérer les personnes dans le circuit de l’emploi puis, je suis devenue content manager pour plusieurs sites web. Des boulots qui m’ont beaucoup apporté! Mais j’ai eu envie de revenir au journalisme après quelques années. En 2009, j’ai donc décidé de me lancer comme journaliste indépendante pour revenir à mes premières amours. J’ai eu de la chance: j’ai immédiatement été contactée par Flair pour réaliser une enquête sur le sexisme. Cela s’est très bien passé et… je ne suis jamais partie de chez Flair! De fil en aiguille, j’ai évolué en fonction des besoins. J’ai été journaliste multimédia, me suis occupée de la coordination de reportages “Body” comme on les appelle, ai fait des reportages, des interviews…  bref j’ai été polyvalente, comme il faut l’être quand on travaille chez Flair! Puis un jour, un poste de chef de rédaction s’est créé, j’ai postulé et j’ai eu le job. Ensuite, quand la rédactrice en chef a quitté sa fonction, c’est moi qui le suis devenue, c’était un prolongement logique. Je suis restée indépendante toutes ces années et puis suis devenue salariée il y a quelques mois seulement. Avec un poste comme le mien, c’est plus facile et puis j’avoue que c’est une sécurité supplémentaire quand on a des enfants. 
Comment se passe une semaine « type » chez Flair?
Cela change tout le temps en fonction des impératifs, de l’actu, des rencontres que je fais, des nouveaux projets qui se dessinent, des urgences… Je peux tenter de te définir le planning « fixe » :
cover-heb-m5Le lundi matin : c’est la réunion « chemin de fer » avec une partie de l’équipe (directeur artistique, secrétaire de rédaction, chef reportage et chef lifstyle). On prépare le numéro qui est prévu 15 jours après afin d’avoir toujours le temps de faire des changements dans les reportages, les visuels etc. On passe en revue les photos de shootings, on décide des modifications, etc. On fait aussi le choix de la photo de cover du magazine qui sort quelques jours après. Ensuite, nous faisons les titres de cover. On les prépare à trois mais ensuite, j’aime que toute l’équipe donne son avis car on a vraiment des profils différents, comme c’est le cas pour nos lectrices! Si quelque chose n’est pas clair ou pas attractif, il y a des chance pour que ce ne soit pas le cas non plus pour des lectrices. Et puis, il ne faut pas oublier que notre quotidien n’est pas nécessairement le quotidien des autres. On a chacune nos références et il faut trouver le sujet ou la formulation qui va intéresser la majorité de nos lectrices… On ne fait pas un magazine pour soi, on le fait pour les autres.
Le mardi : réunion marketing où on fait le point sur toutes les actions marketing Flair. Aussi bien les « mini-guides », les produits qu’on offre avec le magazine, le dernier spot radio qu’on a créé, un nouveau projet qu’on veut lancer, etc. 

Le 6-8

@Martin Godfroid

Le mercredi: je suis à la RTBF de 6h à 8h. J’ai une chronique télé chaque semaine dans l’émission Le 6-8 sur la mode/beauté/tendances lifestyle. Je me lève à 3h30 donc la journée commence très tôt mais c’est très chouette! Ensuite, de retour à la rédac, j’écris l’édito et je travaille sur la programmation de sujets des prochains numéros du magazine. Je parcours aussi le magazine qui est en train d’être mis en pages et vois s’il y a lieu de faire des modifications.

Le jeudi: c’est le bouclage du magazine. A 16h, il doit être parti à l’imprimerie. Donc c’est un peu le rush.

Le vendredi est une journée assez calme, j’en profite généralement pour télétravailler.

Idéalement, toutes les deux semaines, a lieu une réunion de rédaction où on communique les informations générales sur Flair (chiffres de vente, résultats d’une action…), les actions marketing, les idées d’articles, le point sur le réseaux sociaux et le site web, les idées de goodies à offrir avec le magazine etc. On fait le point sur un peu tout et tout le monde est mis à contribution! Je trouve important que tout le monde soit impliqué dans la marque. Une fois toutes les 6 semaines, nous avons une grosse réunion où nous préparons également les sujets des numéros à venir, numéro par numéro. Sinon, en plus de ces rdv fixes, il y a bien sûr beaucoup d’autres réunions (avec des bureaux de presse, des partenaires médias, des membres de l’équipe…), de rendez-vous ponctuels avec l’une ou l’autre personne (comme une blogueuse 😉 ).
C’est quoi une bonne couverture?

C’est trouver ce qui va déclencher un déclic d’achat. Cela nécessite un bon mix de sujets, pour toucher une majorité de personnes. C’est un équilibre entre de l’émotion, des conseils pratiques, du fun…  C’est aussi trouver la bonne formulation bien sûr, celle qui fera mouche tout de suite. C’est à chaque fois un savant dosage autour de témoignages et de reportages sur des sujets qui ont fait le succès de Flair. 

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton job?
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@Martin Godfroid

On a la chance d’être une équipe très soudée : on est des « copi-collègues” comme l’a bien résumé un jour une collègue! Certaines sont déjà parties en vacances ensemble, on se voit en-dehors du boulot pour aller boire un verre, aller à un concert, etc. Il y a beaucoup de complicité ici! On ne vient pas travailler avec les pieds de plomb, il y a une chouette ambiance et c’est très important. C’est aussi une des clés de la réussite de Flair. Notre image d’accessibilité et de proximité n’est pas feinte. C’est agréable de travailler pour une marque qui véhicule cette image positive et dynamique. Une marque dont nous sommes les ambassadrices et dont sommes fières. Ce que j’aime aussi dans ce travail, c’est de savoir qu’on a la possibilité de faire bouger les choses. Par le biais d’un témoignage, on peut sensibiliser, réveiller des consciences. Mais on peut faire rire aussi, fait oublier un quotidien morose par la biais d’un contenu plus fun et plus léger. Flair, c’est tout ça.

Flair en 3 mots?

flair     Feel good – proche/ accessible – bons plans !

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait travailler ici?

Avoir une excellente plume et une belle personnalité!  Je reçois énormément de cv très formatés, vraiment identiques et il faut essayer de sortir du lot. Il faut montrer qu’on bouge, qu’on s’intéresse à tout, être curieux, être dynamique! Etre journaliste, c’est avant tout des antennes en éveil tout le temps! Ne pas être passif et attendre que les choses arrivent.  Il y a beaucoup de moyens d’être créatif à l’heure actuelle alors il faut s’en servir. Bref, comme dirait notre JCVD national: « être AWARE ». Il faut se faire remarquer. Cela tient à la chance aussi (et encore, la chance ça se provoque aussi!) mais surtout beaucoup à soi… L’envie est un moteur très important. Et toute opportunité est une expérience…

Je sors de cette interview encore plus remontée qu’avant, Merci Valérie pour toute cette énergie positive 🙂

Vous avez envie de changer de job ou de mode de vie? Bougez-vous 🙂
10% de chance / 90% de soi !
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