Anis Dargaa : des œuvres vendues aux 4 coins du globe!

Anis%20Dargaa_portrait

Vivre de la peinture… un rêve pour beaucoup d’artistes qu’Anis Dargaa a réussi à atteindre. Des toiles vendues aux 4 coins du monde, des rencontres avec des stars hollywoodiennes et de la royauté, ce liégeois vit de sa passion et est plus qu’heureux d’avoir fait ce choix ! Une joie de vivre qui se sent rien qu’en lui parlant ! Je le rencontre lors d’une de ses expositions à Liège …

Explique-moi tes débuts ?

Elephantasme Variation 5J’ai toujours été attiré par les arts. Je devais avoir 8 ans quand j’ai commencé les ateliers créatifs des Chiroux. J’étais d’abord en cours classique où on travaillait avec toutes les techniques mais j’étais fasciné par les cours des adultes. J’ai demandé pour changer et ils m’ont accepté … j’étais entouré de femmes ! J’ai appris énormément dans ces cours aussi bien la technique que des notions plus générales. Mes parents m’ont toujours laissé la liberté de choisir mon métier… Je devais avoir 3-4 ans quand ma maman m’a dit que je serai un grand artiste plus tard ! Je me suis également mis au théâtre, ce qui m’a aidé à vaincre ma timidité petit à petit.

Vers 15 ans, j’ai d’abord voulu faire architecte… mais mon prof de dessin a montré mes dessins à mes parents et m’a poussé à aller à l’Académie… J’y suis resté 8 ans ! C’est à l’âge de 17 ans que j’ai peint ma première toile… je voulais peindre quelque chose qui fasse rêver les gens. Ma première toile, je ne l’ai jamais vendue, elle m’accompagne partout depuis 25 ans !

159Je suis parti à New-York, puis l’Allemagne s’est ouverte à moi et je faisais 2-3 expos l’année… ça a vraiment décollé à 19 ans ! A l’Académie, certains profs n’ont pas apprécié que cela fonctionne pour moi et que mes toiles se vendent. J’ai décidé de poursuivre ensuite des études supérieures en publicité.

Quand je suis sorti, j’ai voyagé un peu partout puis j’ai décidé de créer une entreprise de communication « ARA Communication » avec 12 personnes. J’ai fait en même temps quelques expos mais j’ai beaucoup moins peint… et je ne me sentais pas épanoui. En 2006, j’ai posé la question à mes enfants « Vous préférez un papa publicitaire ou un papa peintre ? Ils m’ont dit « Quel est le métier où tu resteras plus souvent à la maison » ? Je leur ai dit que je serai plus souvent là en étant artiste-peintre… mon choix était fait ! J’ai fermé la boîte et j’ai repris mes pinceaux pour retourner sur le marché !

J’ai ensuite participé à des concours « Initiative » durant lequel on devait exposer des œuvres. J’ai gagné, des galeries m’ont contacté pour que j’expose puis j’ai décidé, en 2008, d’exposer à Paris mais ils n’ont pas voulu de moi au début. J’ai quand même commencé à l’essai dans une Galerie durant deux semaines et… je n’ai plus jamais quitté cette ville. J’y retourne tous les 10 jours.

D’où puises-tu ton inspiration ?

101Les 75% du temps, dans mes rêves ! J’ai toujours un bloc-notes à côté du lit. C’est le moment vraiment sans pression, mon cerveau est livré à lui-même, la créativité ressort à ce moment-là. J’ai une boîte à idées qui est remplie de post-it (je dois en avoir 400 en réserve !). Bref, mes toiles sont, à la base, des post-it !

L’œuvre dont tu es le plus fier ?

«L ’Elephantasme ». Il m’a d’ailleurs valu un prix à Cannes.

Un rituel d’une journée de création ?

En général, les jours où je peints sont les jours où je ne devais pas peindre. Je reste dans mon atelier pendant 8h d’affilée, accompagné d’un café et de Florent Pagny, Mozart ou Beethoven en boucle.

Eternity

Tu es peintre, créateur de bijou, chocolatier, producteur d’alcool ?

J’ai créé une voiture spéciale chez Volvo … une série limitée spéciale « Dargart » ! La prochaine étape : un parfum, des sacs et des manteaux pour femmes, des calendriers, agendas, cartes postales, des statues…

La partie que tu aimes le plus dans ton boulot ?

La création, quand j’organise l’événement et quand les gens découvrent mes œuvres. C’est toujours stressant le premier soir où j’expose…

A qui montres-tu en premier tes œuvres ?

Mes enfants et ma femme sont les premières personnes qui voient mes œuvres finies.

dargaa d'or

@avenue-montaigne.be

As-tu des regrets ?

Aucun…je ne changerais rien. On ne peut pas regretter quelque chose car à l’époque j’ai fait ce que j’ai fait parce que je l’ai choisi. Certaines erreurs m’ont poussé à faire telle ou telle chose aujourd’hui. Pour moi, on a toujours le choix ! Quand un choix devient un problème, c’est souvent dû au temps qui nous manque. Dans toutes les toiles, il y a toujours le phénomène du temps qui est illustré d’une façon ou d’une autre.

Ton plus beau souvenir au niveau professionnel ?

La rencontre avec Paul Fabry qui a commencé à peindre à 60 ans. J’avais 20 ans. Il m’a dit « tu peints bien mais y a un problème. Tu n’as pas encore ouvert tes portes… ». A ça, il ajoute que cala doit sortir de mon ventre ! Cela devait sortir de l’âme ! J’ai donc ouvert les portes et c’est de l’âme que tout sort à présent !

Anis Dargaa sera présent à la remise des prix « Dargaa d’or  » le 4 décembre à Bruxelles!

Cannes

Cannes 2015

By Maïté

Découvrez le parcours d’autres personnes ayant pu vivre de leur passion :

Dan Gagnon – l’humoriste québecois que la Belgique s’arrache

Guy Lemaire : un parcours à la RTBF impressionnant

Ambre Frisque : un mannequin et photographe au top!

Bertrand Baguette : pilote automobile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *