La voleuse de livres – Markus Zusak

C’est de qui ?markus-book-theif

Markus Zusak est un auteur australien à succès. Il écrit depuis son plus jeune âge et est considéré par la critique anglo-saxonne comme l’un des auteurs les plus novateurs et poétiques de son époque. Il enseigne également la littérature anglaise à l’université de Sydney. « La Voleuse de livres » est son plus gros succès et figure depuis dix ans parmi les Best-sellers internationaux. Ses origines (son père est autrichien et sa mère allemande) le rapprochent du cadre décrit dans le roman.

Ça parle de quoi ?

1939 en Allemagne, montée au pouvoir d’Adolf Hitler et avènement du nazisme. Voici le cadre dans lequel la jeune Liesel Meminger évolue. Son père, partisan du régime communiste a été emmené par les SS et n’est jamais revenu. Sa mère, qui n’a plus les moyens de veiller sur Liesel et son frère, prend la douloureuse décision de les confier à l’adoption. Le voyage est long et difficile, en plein cœur de l’hiver. Le jeune frère de Liesel n’y survivra d’ailleurs pas. C’est à cette tragique occasion que la jeune fille rencontrera pour la première fois la Mort en personne… Une fois l’heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent lui échapper. Et plus rares encore sont ceux qui arrivent à éveiller sa curiosité. Mais Liesel y parvient, malgré elle, et passe entre les mailles d’une mort programmée, là au bord des rails. Trois fois, et de trois manières différentes, la Mort décide de l’épargner. C’est probablement sa force extraordinaire face aux évènements qui lui aura valu cet intérêt. À moins qu’il ne s’agisse de son secret, celui qui l’a aidée à survivre, à lutter, et a même inspiré à la mort ce joli surnom : La Voleuse de livres…

Mon avis

Je n’ai pas été envoûtée. L’intrigue avance lentement, dans un cadre déjà décrit mille fois. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas en train de me plaindre d’un énième roman qui nous parlerait de l’Allemagne nazie. Je fais partie de ceux qui jugent qu’il n’y en a jamais assez. Le problème, selon moi, c’est que d’autres l’ont déjà beaucoup mieux décrite. Dès lors, il a été compliqué d’entrer dans l’histoire, tant elle me donnait une impression de « déjà lu » et n’apportait à mon sens pas grand-chose de novateur. Or, c’est ainsi que l’auteur m’avait été présenté. Comprenez ma déception.

Je me suis quand même accrochée, voulant donner une chance à cet ouvrage dont le titre m’avait interpelée. Mais les 634 pages qui composent l’œuvre de Markus Zusak auront eu raison de ma volonté et, fait extrêmement rare, le livre m’est tombé des mains avant la fin.

Néanmoins, il faut reconnaître que certains personnages sont attachants. Et l’attrait principal du roman réside à n’en pas douter dans le choix du narrateur. En effet, l’histoire nous est racontée à travers le prisme de la Mort, personnage à part entière de l’intrigue.

L’auteur réalise ainsi une personnification intéressante. Et pour cette raison, qui sauve selon moi son roman, je reconnais le génie de l’auteur australien.

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Markus ZUSAK, La Voleuse de livres, OH ! Editions, 2005.

From Ju with Love

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2 Comments on “La voleuse de livres – Markus Zusak

  1. J’ai envie d’ajouter à cette critique à laquelle j’adhère complètement que ce livre fait partie des rares bouquins qui sont moins bons que les films qui en ont été tirés. The Book Thief (en VO, pour un film c’est important), est un film touchant et prenant qui mérite bien plus d’éloges que le bouquin. Brian Percival (le réa, pour ceux qui suivent 🙂 ) n’est pourtant pas bien connu. C’est à lui qu’on doit certains épisodes de la très bonne série Downton Abbey.

    Enfin, tout ça pour dire que si vous n’avez pas aimé le livre, donnez une chance au film 😀

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